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3 novembre 2011

Le réseau des CPE-BC à 7 $ : Un réseau très rentable pour le gouvernement

Le 23 octobre dernier, lors du congrès du parti libéral, la proposition initiale d’augmenter le tarif de 7 à 10 $, a été défaite par les militants libéraux. Le dégel des tarifs a tout de même été
proposé. Il prendrait la forme d’une augmentation graduelle du tarif des services de garde par une indexation de la contribution parentale. L’objectif étant de faire payer aux familles utilisatrices 20 % des coûts réels. Ce qui remettrait en question le partage des coûts avec toutes les familles québécoises et entraînerait une diminution de l’égalité des chances en exerçant une pression sur les familles à faible revenu.

Le réseau doit rester vigilant face à cet enjeu, et se rappeler les impacts négatifs d’une augmentation de la tarification pour les parents. L’AQCPE a déjà fait paraître un feuillet informatif qui expliquait très bien les conséquences d’une augmentation tarifaire de 7 à 10 $ www.aqcpe.com/pdf/quoideneuf/168_Feuilletdinformation-CPE.pdf

Pour une famille avec deux enfants, un tarif pour les services de garde à 7 $ représente un coût annuel de 3650 $, comparativement à 5220 $ pour un tarif à 10 $. Soit une hausse de 1570 $
pour une famille avec deux enfants.

La société québécoise et le gouvernement profitent des retombées liées aux services de garde éducatifs à 7 $

Autre point important : le fait que les services de garde éducatifs à 7 $ ont eu un impact marquant sur la diminution de la pauvreté chez certaines familles québécoises. Une diminution de
60,23 % à 20,4 % a été observée, entre 1997 et 2007, sur le taux de faible revenu chez les familles monoparentales avec une femme comme cheffe de famille.

Lors d’une conférence portant sur les services de garde à contribution réduite qui s’est déroulée le 26 septembre 2011 au Cégep de Rivière-du-Loup, Pierre Fortin, professeur en sciences économiques à l’UQÀM, soulignait que ce programme de service de garde à 7 $ a, entre autres, contribué à une hausse importante du taux d’emploi de près de 12 % des femmes ayant des enfants de moins de 6 ans.

Cette hausse du taux d’emploi aurait fait croître en 2008, l’emploi féminin global de 3,8 %. Ce qui représente 70 0000 femmes de plus sur le marché de l’emploi. Il aurait ainsi permis d’accroître le PIB du Québec de 1,7 %; ce qui représente dans les faits 5,2 milliards de dollars de plus. Une hausse du PIB entraîne des impôts plus élevés et diminue par conséquent les transferts sociaux. Le coût net du programme des services de garde à 7 $ est donc inférieur aux coûts brut des subventions. Pierre Fortin a évalué que pour chaque dollar versé en subvention en 2008, le gouvernement québécois récoltait 1,05 $.

Bref, au Québec, ce programme de contribution réduite à 7 $ est indispensable d’un point de vue social et rentable d’un point de vue économique.